
Ca vous est déjà arrivé de ressentir en même temps 2 sentiments totalement opposés? C'est ce qui m'arrive juste maintenant. Et c'est..... bizarre.
Yvre, mon plus-que-simple-collègue, Yvre mon seul vrai "pote" ici dans cette boite de fou, a trouvé un job. Ca y'est. Il m'a téléphoné à peine sorti de l'entretien, avant même de prévenir sa femme (mais chut ne lui dites pas, elle pourrait se vexer). Il va venir ce matin déposer sa démission en main propre et négocier son préavis. Depuis le temps qu'on se disait qu'il faut qu'on bouge. On se disait aussi que celui qui arriverait à partir le premier laisserait le second forcément.... malheureux?
Bin voilà, le second: c'est moi!
Et je suis à la fois hyper heureux pour lui: il va enfin avoir la reconnaissance qu'il mérite, dans une boîte qui ne sera pas gérée (je l'espère) par un maniaque obsessionnel qui une fois qu'il vous a dans le nez vous bloque toute perspective d'évolution... Et je suis en même temps complètement desespéré. Je sais, ça peut paraître con mais vue l'ambiance délétère qui règne ici, ce gars là c'était mon seul réel soutien. Avec qui je vais:
- Aller manger le midi
- Jouer au squash
- Raconter des blagues nulles qui ne faisaient rire que lui
- Trainer à la cafét' en mangeant des chips et du chocolat...
Bref. Je sais, c'est nul, ça fait comme un couple qui se sépare alors que vous pourriez me dire que ce n'est après tout "qu'un" collègue. Mais non, je ne marche pas comme ça, c'est comme les gens de mon ancienne boite avec qui je suis toujours en contact, lui, il était devenu plus que ça.
Bon, en tout cas mon p'tit gars, je te souhaite une très bonne continuation, une bien belle carrière et si un jour tu dois embaucher un assistant dans tes nouvelles fonctions: pense à moi ;-)
Félicitations Yvre!