Les tribulations de Seb.
Hier soir, exceptionnellement, retour sur Lille en milieu de semaine, pour aller voir le concert lillois d'Interpol. Interpol c'est un groupe de rock New-yorkais qui vient de sortir son deuxieme album : Antics.
Le deuxième album est encore mieux que le premier et, parait-il, ils sont encore meilleurs qu'avant en Live (ça tombe bien, je les avais déjà bien aimé il y a deux ans..)
Retour donc sur Lille. Départ un peu plus tôt du bureau (17.15) pour aller me jeter au milieu des sempiternels ralentissements sur le ring de Bruxelles (le ring pour les non-belgisants, c'est le périphérique...)
Je vous passe les détails mais en gros, j'ai mis autant de temps à sortir de Bruxelles, qu'a aller de Bruxelles à Lille une fois l'entrée de l'autoroute tant désirée atteinte...
Le concert a lieu dans la Salle du Splendid, une vieille salle... Heureusement, on s'y gare facilement. Je rejoins donc mon petit groupe d'habitués que je retrouve à chaque concert.
Là, première constatation, la moyenne d'âge est plus élevée qu'à Franz Ferdinand. Oufff.. Je vais pas passer pour un vieux :-)
La salle se remplit tout doucement, le concert est Sold-out.
Première partie annoncée : Bloc Party.
A part un single qui tourne sur une radio FM bruxelloise (Pure FM pour les curieux), je ne les connais pas. C'est la deuxième fois qu'ils viennent à Lille en un mois puisqu'ils avaient fait partie de la trounée des Inrocks qui était passée début novembre mais je n'y étais pas allé.
Les échos dans la presse le lendemain avaient été assez bon, on verra....
Le groupe arrive sur scène, ils sont jeunes. Grosse ovation de la salle, 2 solutions :
- Tous ces gens étaient aux Inrocks et ont aimé
- Le groupe se déplace avec son propre public pour être sur de l'ambiance (ok, je vous l'accorde, moins crédible comme solution)
Et c'est parti pour 8 morceaux de bon rock bien explosif. Moi qui avait été abonné aux premières parties decevantes depuis le début de la saison (souvenez vous : Sanso-Xtro, Virgil, Rhésus, The Kills....), je suis ravi... et le reste de la salle aussi d'ailleurs.
C'en est même surprenant de voir à quel point la salle est réactive ce soir alors même que ce n'est "que" la première partie.
L'avantage de ce genre de concert : quand un groupe peu médiatique comme Interpol joue, les personnes qui se déplacent sont déjà toutes acquises à la cause, ce soir c'est le cas. De mémoire de Seb. j'ai rarement vu une aussi bonne ambiance.

ouais, je sais, on voit rien...
Le deuxième morceau est le single le plus connu. Toujours aussi explosif avec un chanteur dont la voix vous rappelle par moment Damon Albarn ou Morrissey (et oui...)

Là, on voit un chouïa mieux... non ?
Au moment de se quitter, le chanteur nous laisse le choix de la dernière chanson : le "Set-closer song" habituel ou le "new single". Les cris fusent de toutes parts, ce sera le nouveau single.
On se quitte là dessus.
Tout simplement heureux d'avoir découvert Bloc Party.
Puis après le temps d'attente habituel, les réglages sons, etc.... Les lumières de la salle s'éteignent et là.. C'est le choc : l'ovation que le public réserve aux New-yorkais m'explose les tympans !! Suis-je bien à Lille, je n'ai jamais vu (enfin : entendu) ça, c'est incroyable.
Fidèles à eux-même, les musiciens arrivent sur scène en costume cravate. La scène est baignée d'une fumée blanche qui arrive par l'arrière, la batteur est très loin au fond de la scène. Les spots s'éclairent, que des spots arrières, aucun ne le éclaire de face. Cela renforce l'atmosphère, on ne distingue que des ombres (très classes) dans un halo de lumière changeante..
C'est superbe. Mais comme vous le remarquerez, ça n'aide pas pour prendre des photos... et je ne dis pas ça juste pour justifier mes photos ratées, je vous jure ;-)
Les premières notes de guitare de la chanson qui ouvre le nouvel album arrache une flopée d'applaudissements supplémentaires à la foule. Et c'est parti pour plus d'une heure de folie.
Incisifs, techniques, aériens... Tout est parfait, le public en redemande...
Je suis "ailleurs", à New-york avec eux. Encore au moment où j'écris ces lignes, je m'y revois... C'était, c'était... je sais pas..

Premier rappel, le groupe part en coulisse. La foule ne bouge pas d'un centimètre, hurle, siffle, applaudit, attend qu'ils reviennent. Et c'est ce qu'ils feront ! 2 fois !!!

Le 2eme rappel était-il programmé ou un cadeau suite à l'ambiance de folie ? On verra dans quinze jours à Bruxelles car je remets ça. Malheureusement, ils ont mis la barre très très haut avec ce concert. Ce sera dur de faire aussi bien mais j'ai confiance., d'autant plus que la première partie sera différente pour la Belgique donc, qui sait....
Quoi qu'il arrive, pour moi, la nouvelle référence pour les concerts Rock existe : elle s'appelle Interpol !
Le retour à la réalité est glacial (au sens propre) : il gèle dehors... Rien de mieux pour choper la crève (c'est une expression du Nord ou tout le monde comprend ?)
Je me dépêche de retourner vers ma voiture et au moment où je démarre, on frappe à mon carreau, un jeune couple qui sort du concert :
- Excusez-moi, où se trouve le métro ?
- Euh..... Ouh la la mais y'a une trotte mon bon monsieur, bon je ne l'ai pas dit comme ça mais l'esprit y est, vous allez où ?
- Près de la Gare Lille Flandres, rejoindre notre hôtel.
- Hôtel ?
- Oui, on est venus de Paris pour voir Interpol.
Alors ça, ça méritait bien que je les aide, surout que la petite demoiselle était gelée. Me voilà donc parti à embarquer deux inconnus, direction la gare. Chemin faisant, ils m'expliquent qu'ils n'avaient jamais mis les pieds à Lille auparavant et qu'en fait avant de rentrer à l'Hotel ils mangeraient bien quelque chose. Et me voilà parti (bis) à faire faire une visite guidée de Lille by night (A votre droite l'Opéra... A votre gauche la Vieille Bourse, ici le Beffroi de la Chambre de Commerce...N'oubliez pas le guide SVP...)
15 mn de voiture à travers Lille pour leur montrer un peu ma ville et les déposer devant un p'tit restau sympa encore ouvert à cette heure...
En arrivant chez ma moitié (en retard...'tain vais me faire engueul**), je me rends compte d'un truc : je ne connais même pas leurs prénoms !